«Moi ce que j’aime, c’est les monstres» Grand Prix ACBD de la Critique 2019

Au terme d’un troisième tour de vote, l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée (ACBD) couronne Moi ce que j’aime, c’est les monstres — livre premier d’Emil Ferris, publié chez Monsieur Toussaint Louverture en Europe, et Alto au Québec, de son Grand Prix 2019.

Moi ce que j’aime, c’est les monstres est le premier roman graphique de l’Américaine Emil Ferris, née en 1962. Dans cet album puissant, au dessin ébouriffant, elle brasse les époques et les récits, d’inspiration autobiographique. Contant l’enfance d’une fillette des années 1960 dans un quartier miséreux de Chicago : la jeune Karen fait chaque jour face à l’horreur et à la souffrance, et se représente en monstre. Quand sa voisine meurt dans d’étranges circonstances, elle décide d’enquêter. L’occasion pour l’autrice de plonger ses lecteurs dans l’Allemagne nazie, où la victime a grandi et a été persécutée…

Cette bande dessinée succède à La Terre des fils de Gipi, Grand Prix 2018. Elle a été sélectionnée parmi cinq titres issus d’un premier choix des membres de l’ACBD après discussion lors du Festival bd Boum à Blois en novembre.

Les quatre autres finalistes étaient :

  • L’Âge d’or de Cyril Pedrosa et Roxanne Moreil, Dupuis
  • Courtes distances de Joff Winterhart, Çà et là
  • Malaterre de Pierre-Henry Gomont, Dargaud
  • Servir le peuple d’Alex W. Inker, Sarbacane

Le Grand Prix de la Critique ACBD a pour ambition de « soutenir et mettre en valeur, dans un esprit de découverte, un livre de bande dessinée, publié en langue française, à forte exigence narrative et graphique, marquant par sa puissance, son originalité, la nouveauté de son propos ou des moyens que l’auteur y déploie. »

L’ACBD compte 95 journalistes et critiques qui parlent régulièrement de bande dessinée dans la presse régionale et nationale écrite, audiovisuelle et numérique. Le Grand Prix de la Critique ACBD 2019 a été choisi parmi les 4133 nouveaux titres publiés dans l’espace francophone européen (France, Belgique, Suisse) entre le 1er novembre 2017 et le 31 octobre 2018.

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«Les Croques T1» est lauréat du Prix jeunesse ACBD 2018

L’ACBD, l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée, a l’honneur de décerner son troisième prix Jeunesse-ACBD à Les Croques, tome 1, Tuer le temps de Léa Mazé, publié par les Éditions de la Gouttière.

Les Croques invite le lecteur à suivre Céline et Colin, deux enfants qui résident en bordure d’un cimetière et dont les parents dirigent une entreprise de pompe-funèbres. Au rythme du feuilleton et sur le ton du mystère, leur aventure explore la thématique de la famille, mais aussi celles du deuil et du harcèlement scolaire. Ce premier épisode témoigne d’une maîtrise graphique et narrative flagrante.

Cet album est consacré Prix Jeunesse-ACBD au terme d’un scrutin auquel ont participé 50 membres de l’ACBD.

Les autres titres sélectionnés étaient :

  • Les Cavaliers de l’Apocadispe, tome 1 : Maîtrisent la
    situation, par Libon, Éditions Dupuis
  • Jack le Téméraire, tome 2 : Face au roi des Gobelins,
    par Ben Hatke, Éditions Rue de Sèvres
  • Kong-Kong, Le Singe sur le toit, par Yann Autret et
    Vincent Villemot, Éditions Casterman
  • Mausart par Thierry Joor et Gradimir Smudja, Éditions
    Delcourt

Ce troisième prix Jeunesse-ACBD a été remis le samedi 1er décembre 2018 dans le cadre du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, en présence de Pascal Jousselin, lauréat du Prix Jeunesse-ACBD 2017 pour Imbattable tome 1, Justice et légumes frais, Éditions Dupuis.

Le Prix Jeunesse ACBD a pour but de « soutenir et mettre en valeur, dans un esprit de découverte, un livre de bande dessinée destiné au jeune public, publié en langue française, à forte exigence narrative et graphique, marquant par sa puissance, son originalité, la nouveauté de son propos ou des moyens que l’auteur y déploie ».

La sélection du Prix Jeunesse-ACBD dévoilée

L’ACBD dévoile la sélection des cinq titres concourant pour le troisième Prix Jeunesse-ACBD, établie par son comité de sélection. Le nom du lauréat sera dévoilé lors de la cérémonie de remise du prix le samedi 1er décembre au Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil. Il succédera à Pascal Jousselin pour Imbattable tome 1, Justice et légumes frais, Éditions Dupuis, Prix Jeunesse ACBD 2017.

  • Les Cavaliers de l’Apocadispe, tome 1 : Maîtrisent la situation, par Libon, Éditions Dupuis
  • Les Croques, tome 1 : Tuer le temps, par Léa Mazé, Éditions de la Gouttière
  • Jack le Téméraire, tome 2 : Face au roi des Gobelins, par Ben Hatke, Éditions Rue de Sèvres
  • Kong-Kong, Le Singe sur le toit, par Yann Autret et Vincent Villemot, Éditions Casterman
  • Mausart par Thierry Joor et Gradimir Smudja, Éditions Delcour

Les prix de l’ACBD ont pour ambition de « soutenir et mettre en valeur, dans un esprit de découverte, des livres de bande dessinée, publiés en langue française, à forte exigence narrative et graphique, marquant par leur puissance, leur originalité, la nouveauté de leur propos ou des moyens que les auteurs y déploient ».

15 titres en compétition pour le Grand prix de la critique ACBD 2018

L’Association des journalistes et Critiques de Bande Dessinée dévoile les quinze titres en compétition pour le Grand Prix de la critique ACBD 2019. Au terme d’un premier scrutin, les membres de l’ACBD ont sélectionné quinze titres parmi lesquels ils choisiront une sélection finale de cinq albums. Celle ci sera annoncée lors du Festival BD Boum à Blois, où se dérouleront les délibérations. Le lauréat, ultérieurement choisi par vote, sera dévoilé le 10 décembre 2018.

Voici les quinze albums en lice, par ordre alphabétique :

  • L’Âge d’or, tome 1, par Cyril Pedrosa et Roxanne Moreil, Éditions Dupuis
  • Ailefroide, Altitude 3954, par Jean-Marc Rochette et Olivier Bocquet, Éditions Casterman
  • Batman : White Knight, par Sean Murphy, Éditions Urban Comics
  • Cinq branches de coton noir, par Steve Cuzor et Yves Sente, Éditions Dupuis
  • Courtes distances, par Joff Winterhart, Éditions Cà et là
  • Essence (Pilote Paradise), par Fred Bernard et Benjamin Flao, Éditions Futuropolis
  • Florida, par Jean Dytar, Éditions Delcourt
  • Les Grands espaces, par Catherine Meurisse, Éditions Dargaud
  • L’Homme gribouillé, par Frederik Peeters et Serge Lehman, Éditions Delcourt
  • Il faut flinguer Ramirez, tome 1 : Muet comme une tombe, par Nicolas Petrimaux, Éditions Glénat
  • Jonas Fink, tome 2 : Le Libraire de Prague, par Vittorio Giardino, Éditions Casterman
  • Malaterre, par Pierre-Henry Gomont, Éditions Dargaud
  • Moi ce que j’aime, c’est les monstres, par Emil Ferris, Éditions Monsieur Toussaint Louverture
  • Servir le peuple, par Alex W. Inker, Éditions Sarbacane
  • Spirou ou L’espoir malgré tout, tome 1: Un mauvais départ, par Emile Bravo, Éditions Dupuis

Le Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise 2018 décerné à «Vogue la valise»

L’ACBD, l’Association des critiques et journalistes de bande dessinée, a le plaisir de décerner le Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise 2018 au roman graphique Vogue la valise : L’Intégrale, de Siris, édité par les éditions La Pastèque.

Au terme d’une lutte serrée, Vogue la valise : L’Intégrale a séduit les adhérents et remporté le plus grand nombre de suffrages chez les membres votants. 

Album à caractère autobiographique, Vogue la valise relate la jeunesse de la Poule – alter ego de l’auteur – placé en bas âge dans une famille d’accueil. Après avoir été traîné d’un foyer nourricier à l’autre, la Poule échoue chez les Troublant, qui en feront leur souffre-douleur pendant près d’une décennie. La Poule survivra alors à son milieu grâce à sa passion pour la musique et le dessin. 

L’ACBD tient à souligner la justesse et l’équilibre de l’ouvrage, qui oscille entre l’émotion et l’espoir. Porté par une série de montées dramatiques efficaces, l’auteur fait toujours preuve de retenue, ce qui lui permet de présenter la Poule dans toute sa fragilité, tout en faisant preuve d’une grande résilience.

Figure emblématique de la bande dessinée alternative québécoise, Siris s’est fait connaître dans le milieu du fanzinat, avant de publier des titres tels que Cent rides cent boutons (1991), Comix Baloney 1 et 2 (1995 et 1997) ou Rotabagage (1996). Une première partie de Vogue la valise a déjà fait l’objet d’une publication aux éditions La Pastèque en 2011. Les lecteurs ont toutefois dû attendre la parution de l’édition intégrale, en 2017, pour connaître la suite du récit.  

Le Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise, qui vise à mettre en valeur la créativité, la diversité et la richesse de la bande dessinée québécoise au-delà des frontières du Québec, sera remis le vendredi 16 novembre 2018, à 16 h 30, au Salon du livre de Montréal, tenu à la Place Bonaventure.

Vogue la valise : L’Intégrale a été choisi par un vote des adhérents de l’ACBD parmi 86 ouvrages de bande dessinée publiés par des auteurs québécois entre le 1er juillet 2017 et le 30 juin 2018.

L’ACBD tient également à recommander la lecture des deux autres ouvrages finalistes du Prix : Moi aussi je voulais l’emporter, de Julie Delporte et Whitehorse : Deuxième partie, de Samuel Cantin, tous deux publiés aux éditions Pow Pow.

Le Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise a pour ambition, au même titre que le Grand prix de la critique ACBD, de « soutenir et mettre en valeur, dans un esprit de découverte, un livre de bande dessinée, publié en langue française, à forte exigence narrative et graphique, marquant par sa puissance, son originalité, la nouveauté de son propos ou des moyens que l’auteur y déploie ».

Les trois finalistes du prix ACBD-Québec 2018

L’Association des critiques et journalistes de bande dessinée (ACBD) a le plaisir de dévoiler la liste des trois finalistes pour le Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise 2018 :

Moi aussi je voulais l’emporter de Julie Delporte, Pow Pow
▪ Vogue la valise : L’intégrale de Siris, La Pastèque
▪ Whitehorse : Deuxième partie de Samuel Cantin, Pow Pow

Ces trois titres ont été sélectionnés par les membres du comité de sélection du Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise 2018 parmi 86 ouvrages de bande dessinée publiés par des auteurs québécois entre le 1er juillet 2017 et le 30 juin 2018.

Le 4e Prix de la critique ACBD de la bande dessinée québécoise (BDQ) sera remis dans le cadre du Salon du livre de Montréal, Place Bonaventure, le vendredi 16 novembre 2018, à 16 h 30.

Le Prix de la critique de la bande dessinée québécoise assure une reconnaissance internationale francophone annuelle pour la BDQ. Il vise à mettre en avant la créativité, la diversité et la richesse de la BDQ au-delà des frontières du Québec.

Il a également pour ambition, au même titre que le Grand prix de la critique ACBD, de « soutenir et mettre en valeur, dans un esprit de découverte, un livre de bande dessinée, publié en langue française, à forte exigence narrative et graphique, marquant par sa puissance, son originalité, la nouveauté de son propos ou des moyens que l’auteur y déploie ».

L’ACBD compte 95 membres actifs qui parlent régulièrement de bande dessinée dans les médias dans l’espace francophone européen et québécois.

«Musée de la symétrie» – l’univers de l’autrice BD et animatrice Paloma Dawkins en réalité virtuelle

Depuis le 9 août dernier, les utilisateurs du casque de réalité virtuelle HTC Vive peuvent s’offrir une invraisemblable virée interactive kaléidoscopique qui les entraînera jusqu’aux confins des nuages et dans les profondeurs de l’océan en téléchargeant le jeu d’aventures en RV de l’Office national du film du Canada (ONF) Musée de la symétrie, offert gratuitement dans Steam et dans Viveport.

Musée de la symétrie, c’est l’univers parallèle pétillant et joyeux de la bédéiste et animatrice Paloma Dawkins qui prend vie grâce à l’expertise de l’innovant studio spécialisé en RV Casa Rara. 

Expérience de réalité virtuelle où l’animation en 2D se déploie dans un terrain de jeu en 3D à l’échelle d’une pièce, Musée de la symétrie chamboule la narration conventionnelle propre aux jeux vidéo et entraîne le joueur au cœur de paysages de terre, de feu, de vent et d’eau. Celui-ci est invité à faire une incursion impromptue et ludique dans la nature, mais aussi à l’intérieur de lui-même. Une animatrice de jeu espiègle l’accueille dans une bulle de plaisirs délicieusement déstabilisante, inspirée par la géométrie et la nature — et branchée sur des rythmes de danse contagieux. Ici, aucune règle ! On en profite, c’est tout !  

Musée de la symétrie est le fruit d’une visite exploratoire du Studio d’animation oscarisé de l’ONF dans la réalité virtuelle interactive. Le jeu met à profit ce support puissant et innovateur pour permettre à l’utilisateur de vérifier ses hypothèses en se demandant si ce qu’il voit est « réel », ou simplement « vraisemblable ». Le défi consistait à proposer au joueur un périple fantastique à la fois émotif et physique, et à tester les possibilités de gommer temporairement son scepticisme à l’égard de la réalité virtuelle. La décision de recourir à l’animation en 2D dessinée à la main, une première dans l’univers de la RV, s’inscrivait dans cet objectif : présenter une réalité stylisée issue de l’imaginaire et de la plume d’une artiste de talent.  

Musée de la symétrie a été lancé en avril 2018 au 7e festival international A MAZE. de Berlin, consacré aux supports de jeux vidéo et d’amusement. L’œuvre a ensuite été sélectionnée au Festival international du film d’animation d’Annecy dans le volet VR@ANNECY, lequel proposait 11 expériences de réalité virtuelle choisies parmi 75 propositions originales provenant de 18 pays. 

 Musée de la symétrie fera ses débuts dans un festival canadien à l’occasion de la compétition officielle de réalité virtuelle du Festival international d’animation d’Ottawa, qui aura lieu du 26 au 30 septembre. Auparavant, soit du 12 au 16 août, Musée de la symétrie fera un saut à SIGGRAPH 2018 — la plus importante et la plus prestigieuse conférence au monde consacrée à l’infographie —, où il s’affichera à l’Immersive Pavilion